Gard : les collégiens sensibilisés aux réalités du handicap

23 mars 2015 → 27 mars 2015

presse

Le deuxième édition de "Différent comme tout le monde" se déroule cette semaine. Des ateliers sont proposés aux collégiens gardois sur le site du Pont-du-Gard.

"Moi, à l'école, j'ai beaucoup souffert. On m'appelait le miro." Georges Furet est devenu malvoyant à l'âge de 9 ans. C'était il y a 60 ans, le souvenir des brimades de ses petits camarades est encore douloureux. Aujourd'hui, cet ancien boulanger savoyard, engagé dans la Fédération des aveugles et amblyopes de France (Faaf) et installé depuis peu à Nîmes, travaille à faire changer les mentalités. Surtout auprès des plus jeunes, pour qu'ils "comprennent que les personnes handicapées sont des personnes comme les autres, qu'elles sont entières et que l'on peut devenir handicapé à tout moment de sa vie".

Histoire de vie et démarche très semblables chez Christelle Berard, présidente de la coordination Surdité 30, qui a perdu 80 % d'audition, subitement et sans explication médicale, à l'âge de 13 ans. "J'aimerais que le regard sur le handicap change", souffle-t-elle.

Mille collégiens

Georges Furet et Christelle Berard participent cette semaine, aux côtés de 700 bénévoles (associatifs, membres du Lions club, étudiantes en écoles d'infirmière, etc.) à la deuxième édition de Différent comme tout le monde. La manifestation fait étape depuis lundi au Pont du Gard (le site a mis à disposition ses installations gracieusement). En huit demi-journées, jusqu'à vendredi, 1 000 collégiens gardois participeront à une dizaine d'ateliers ludiques et pédagogiques destinés à leur faire saisir les réalités du handicap, qu'il soit moteur, auditif, visuel, psychique.

Des ateliers destinés à faire saisir aux collégiens les réalités du handicap, qu'il soit moteur, auditif, visuel, psychique. R. B.

Ils prennent place dans un fauteuil, s'essaient au basket handisport, marchent avec une canne blanche, apprennent à écrire leur nom en braille ou à le dire en langue des signes, jouent au foot avec un casque antibruit, etc. Les enfants s'impliquent très naturellement. "On se retrouve un peu dans leur monde", témoigne Arlinda, une Alésienne de 12 ans.

"La différence, cela s'apprend"

L'an passé, 3 300 élèves avaient participé à la toute première édition organisée dans deux villes, Nîmes et Montpellier. Cette année, la manifestation a pris beaucoup plus d'ampleur, elle est soutenue par les ministères de l'Éducation nationale et le secrétariat d'État aux personnes handicapées, ou encore ERDF, va concerner 7 000 collégiens de cinquième de tous les départements du Languedoc-Roussillon et deux de Paca. L'ambition avouée est de rayonner à l'avenir sur tout le territoire national.

"L'idée, c'est que la différence, cela s'apprend", explique Marie-Hélène Delon, présidente de l'association Ressemblances, qui défend les droits des personnes handicapées. Cette Héraultaise est la cofondatrice de Différent comme tout le monde, avec Jean-Christophe Parisot, préfet chargé de la lutte contre l'exclusion. La belle idée a germé lors d'un repas où l'un des convives faisait part de l'ouverture d'esprit des enfants américains, sensibilisés dès leur plus jeune âge au handicap lors de leur scolarité.

Chaque demi-journée débute par la projection du film Petit frère de la lune, sur l'autisme. Puis viennent les ateliers et enfin un échange avec le parrain du jour - mardi Cédric Roubeau, ce myopathe pratique le foot fauteuil : "On est là pour être positif, pas pour pleurer sur le sort des gens", dit-il dans un large sourire. Les collégiens repartent avec leur diplôme d'handicitoyen. Leur tout premier diplôme, pas le plus anodin.

Mars 2015

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